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Blogue

Méditations

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Humour

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L'ouvreuse du cinéma met en garde le couple

qui est venu à la séance avec son bébé :

- Si l'enfant pleure, vous devrez quitter la salle.

Bien sûr, on vous remboursera !

- Une demi-heure après le début du film,

le mari se penche vers sa femme :

- Qu'en penses-tu ?

- Ce film est archinul !

- T'as raison, secoue donc le petit.

frère Aurélien, fe

 

Ste Rose de Lima

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Sainte Rose de Lima, vierge

Rose de Lima (1586-1617) est la première sainte du Nouveau Monde. Retirée dans le jardin de ses parents, elle y vécut l’idéal dominicain de contemplation et de rayonnement apostolique. Pour obtenir le salut des Indiens, elle se livrait à des austérités effrayantes, que seul l’intimité avec le Christ lui donnait la force de supporter.

Au médecin Castillo

Le Seigneur notre Sauveur éleva la voix et dit, avec une incomparable majesté : « Tous doivent savoir qu’ après l’épreuve vient la grâce; connaître que sans le poids des afflictions, on ne peut parvenir au sommet de la grâce; comprendre que la mesure des charismes augmente avec la l’accroissement des peines. Les hommes doivent se garder d’errer ou de se tromper. C’est la seule véritable échelle du paradis, et hors de la croix on ne trouve pas de chemin pour monter au ciel ».

Lorsque j’entendis ses paroles, un élan très fort m’emporta, comme pour me faire venir au milieu de la rue, afin que je dise, avec de grands cris, à tous les gens de tout âge, sexe et condition : « Écoutez peuples; écoutez tout le monde. Sur l’ordre du Christ, en employant les paroles sortie de sa bouche, je vous en avertis : nous ne pouvons acquérir la grâce si nous ne souffrons pas d’afflictions; il faut que les peines s’accumulent les unes sur les autres pour obtenir de participer intimement à la nature divine, à la gloire des fils de Dieu, à la parfaite félicité de l’âme ».

Le même aiguillon me poussait à prêcher la beauté de la grâce divine; j’en étais prise d’angoisse et cela me faisait transpirer et haleter. Il me semblait que mon âme ne pouvait plus rester enfermée dans la prison du corps, mais qu’elle devait, après avoir rompu ses liens, s’en aller dans le monde entier, avec une agilité sans entrave, parfaite, et toujours plus grande, en disant : « Si les mortels pouvaient connaître l’importance de la grâce divine, combien elle est belle, noble et précieuse; combien de richesses elle recèle, combien de trésors, d’allégresse et de délices ! Sans aucun doute ils s’appliqueraient de toute leur activité et de tous leurs soins à se procurer des peines et des afflictions. Tous à travers le monde, rechercheraient, au lieu de richesses, des ennuis des maladies et des tourments, pour acquérir l’inestimable trésor de la grâce. C’est là le butin et le profit ultime de la patience. Personne ne se plaindrait de la croix ni des peines qui pourraient advenir, si l’on connaissait la balance ou elles sont pesées pour la rétribution des hommes ».

Dieu qui a inspiré à sainte Rose de Lima un si grand amour qu’elle a tout quitté pour s’attacher a toi seul dans une austère pénitence, accorde-nous, par son intercession de suivre ici-bas les chemins de la vraie vie, pour goûter dans le ciel des joies inépuisables, Amen.

 

Fruit de l’oraison

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TRAITÉ DE L'ORAISON ET DE LA MÉDITATION - CHAPITRE I

Du fruit qu’on retire de l’oraison et de la méditation (Saint-Pierre d'Alcantara)

Comme ce court traité parle de l'oraison et de la méditation, il sera utile d'exposer en peu de paroles le fruit qu'on peut retirer de ce saint exercice, afin qu'on s'y livre de meilleur cœur. Il est reconnu qu'un des plus grands obstacles que rencontre l'homme pour atteindre sa suprême félicité et le souverain bien, c'est la mauvaise inclination de son cœur, la difficulté et le dégoût qu'il éprouve à bien agir. S'il n'était point arrêté par là, il lui serait très facile de courir dans le chemin des vertus et d'atteindre la fin pour laquelle il fut créé. C'est ce qui a fait dire à l'Apôtre : « Je fais mes délices de la loi de Dieu, selon l'homme intérieur ; mais je sens une autre loi et une inclination dans mes membres, qui est contraire à la loi de mon esprit, et qui me tient captif sous la loi du péché (1). » La voilà donc, la cause la plus universelle de tout le mal qui est en nous. Or, une des choses qui tendent le plus directement à nous enlever ce dégoût, cette difficulté, et à nous aplanir l'œuvre du salut, c'est la dévotion.

La dévotion, dit saint Thomas, n'est point autre chose qu'une certaine promptitude et une certaine facilité à bien agir (2) ; elle fait disparaître de notre âme toute cette difficulté, ce dégoût dont nous venons de parler, nous remplit d'ardeur et nous donne de l'aptitude pour tout ce qui est bien. Elle produit ces effets parce qu'elle est une nourriture spirituelle, un rafraîchissement et une rosée du ciel, un souffle et une haleine du Saint-Esprit, un amour surnaturel qui règle, encourage et transforme tellement le cœur de l'homme, qu'il lui communique un nouveau goût et une nouvelle ardeur pour les choses spirituelles, ne lui laissant pour les sensuelles que du dégoût et de l'horreur. C'est là ce que nous montre l'expérience de chaque jour. Oui, c'est au sortir d'une profonde et dévote oraison qu'une âme chrétienne se sent toute renouvelée dans ses bons desseins : là s'allument les saintes ferveurs et les énergiques résolutions de bien faire ; là, le désir de contenter et d'aimer un Maître qui s'est montré à elle, dans ces heureux moments, si plein de bonté et de douceur ; là, la soif d'endurer de nouvelles souffrances, de se mortifier, de répandre même son sang pour son amour. C'est là, enfin, que reverdit et que se renouvelle toute la fraîcheur de notre âme.

Si vous me demandez maintenant comment s'acquiert ce pieux mouvement de dévotion, si puissant et si noble, le même saint docteur vous répond que c'est par la méditation et la contemplation des choses divines. C'est de là, en effet, de cette considération et de cette méditation approfondie, que naît dans la volonté ce mouvement pieux, ce sentiment que nous appelons dévotion, lequel nous excite et nous porte à tout ce qui est bien. Si l'on exalte, si l'on recommande tant ce saint et religieux exercice de tous les saints, c'est parce qu'il est le moyen d'acquérir la dévotion. Celle-ci, à la vérité, n'est en soi qu'une seule vertu, mais elle nous dispose et nous porte à l'exercice de toutes les autres, elle est comme un aiguillon général qui nous y excite. Pour vous convaincre de cette vérité, écoutez ces belles paroles de saint Bonaventure :

« Si vous voulez souffrir avec patience les adversités et les misères de cette vie, soyez homme d'oraison. Si vous voulez acquérir la vertu et la force pour vaincre les tentations de l'ennemi, soyez homme d'oraison. Si vous voulez faire mourir votre volonté propre avec toutes ses affections et ses désirs, soyez homme d'oraison ; si vous voulez connaître les ruses de Satan et vous défendre de ses pièges, soyez homme d'oraison ; si vous voulez vivre, l’allégresse dans le cœur, et marcher avec suavité dans le chemin de la pénitence et du sacrifice, soyez homme d'oraison. Si vous voulez chasser de votre âme les mouches importunes des vaines pensées et des vains soucis, soyez homme d'oraison ; si vous voulez nourrir votre âme de la sève de la dévotion, et l'avoir toujours remplie de saintes pensées et de bons désirs, soyez homme d'oraison. Si vous voulez corroborer et affermir votre cœur dans la voie de Dieu, soyez homme d'oraison. Enfin, si vous voulez déraciner de votre âme tous les vices et planter à leur place les vertus, soyez homme d'oraison, parce que c'est dans ce saint exercice que l'on reçoit l'onction et la grâce de l'Esprit-Saint, laquelle enseigne, toutes choses. De plus, si vous voulez monter à la cime de la contemplation et jouir des doux embrassements de l'Époux, exercez-vous à l'oraison, car elle est le chemin par où l'âme s'élève à la contemplation et au goût des choses célestes. Voyez-vous maintenant combien est grande la vertu et la puissance de l'oraison ? En preuve de tout ce qui vient d'être dit, sans parler du témoignage des divines Écritures, il suffit pour le moment de citer ce que nous avons vu et entendu, et ce que nous voyons chaque jour : des personnes simples, en grand nombre, ont obtenu tous les biens que je viens d'énumérer et d'autres encore plus relevés ; par quel moyen ? Par l'oraison ».

Tel est le langage de saint Bonaventure.

Où trouver, je le demande, un plus grand trésor que l'oraison ? Où rencontrer une mine plus riche et plus féconde ? Écoutez encore ce que dit un autre docteur très religieux et très saint, en traitant le même sujet :« Dans l'oraison, l'âme se purifie du péché, la charité se nourrit, la foi s'enracine, l'espérance se fortifie, l'esprit jubile, l'âme se fond de tendresse, le cœur s'épure, la vérité se découvre, la tentation est vaincue, la tristesse s'enfuit, les sens se renouvellent, la tiédeur disparaît, la rouille des vices est consumée ; de ce commerce naissent aussi de vives étincelles, des désirs ardents du ciel, et parmi ces étincelles brûle la flamme du divin amour. »

Elles sont grandes, il faut en convenir, les excellences de l'oraison, ils sont admirables ses privilèges ! À elle les cieux s'ouvrent, à elle se révèlent les secrets, à sa voix l'oreille de Dieu est toujours attentive. Je n'en dis pas davantage. Ceci suffit pour que l'on ait une idée du fruit de ce saint exercice.

(1) Rom., VII, 23, 23

(2) 2. 2. q. 82 I, 0

Texte et autres textes de Saint Pierre d'Alcantara sur :

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/alcantara/table.htm

 

Prières

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« Sans la prière, toutes les oeuvres sont comme des arbres sans terre; la prière, c'est la terre qui permet à toutes les vertus de croître. Le chrétien, mon ami, c'est un homme de prière. Son père, sa mère, sa femme, ses enfants, sa vie, tout cela pour lui, c'est le Christ. Le disciple du Christ doit vivre uniquement par le Christ. Quand il aimera à ce point le Christ, il aimera aussi forcément toutes les créatures de Dieu. Les hommes croient qu'il faut d'abord aimer les hommes et ensuite aimer Dieu. Moi aussi, j'ai fait d'abord comme cela, mais cela ne sert à rien. Quand, au contraire, j'ai commencé d'aimer Dieu, dans cet amour de Dieu, j'ai trouvé mon prochain. Et dans cet amour de Dieu, mes ennemis sont devenus mes amis. » (Texte d'un « fol en Christ » russe du début du siècle).

"Il est possible, même au marché ou dans une promenade solitaire,
de faire une fréquente et fervente prière. Assis dans votre boutique,
soit en train d'acheter ou de vendre, ou même de faire la cuisine".
(Saint Jean Chrysostome)

Notre Père
Notre Père qui es au cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Amen!

Je vous salue Marie
Je vous salue, Marie pleine de grâce
le Seigneur est avec vous;
vous êtes bénie entre toutes les femmes
et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs
maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen!

Acte de contrition
Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé
parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable
et que le péché vous déplaît.
Pardonnez-moi, par les mérites de Jésus-Christ,
mon Sauveur,
je me propose moyennant votre sainte grâce
de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

Les Commandements de Dieu
Un seul Dieu tu adoreras,
Et aimeras parfaitement.
Dieu en vain tu ne jureras,
Ni autre chose pareillement.
Les dimanches tu garderas,
En servant Dieu dévotement.
Père et mère tu honoreras,
Afin de vivre longuement.
Homicide point ne seras,
De fait ni volontairement.
Impudique point ne seras,
De corps ni de consentement.
Le bien d'autrui tu ne prendras,
Ni retiendras sciemment.
Faux témoignage ne diras,
Ni mentiras aucunement.
L'oeuvre de chair ne désireras,
Qu'en mariage seulement.
Biens d'autrui ne convoiteras,
Pour les avoir injustement.

Les Commandements de l'Église
1. Les fêtes tu sanctifieras,
Qui te sont de commandement.
2. Les dimanches messe entendras,
Et les fêtes pareillement.
3. Tous tes péchés confesseras,
A tout le moins une fois l'an.
4. Ton Créateur tu recevras,
Au moins à Pâques humblement.
5. Quatre-temps, vigiles jeûneras,
Et le carême entièrement.
6. Vendredi chair ne mangeras,
Ni jours défendus mêmement.
7. Droits et dîmes tu paieras,
A l'Église fidèlement.


Accorde-moi, Seigneur, plus que toute autre vertu,

la grâce de T'aimer tel que Tu l'as commandé.

Ô toi qu'on aime plus que tout ce qui peut s'aimer,

Toi, douceur pour mon coeur, vie pour mon âme,

joyeux repos pour mon esprit.

Prépare-Toi, Seigneur, en moi une agréable

demeure, selon la promesse du Saint Livre,

oui, Tu viendras Te reposer en moi.

Fais mourir en moi tout ce qui Te déplaît,

et fais de moi un homme selon Ton coeur.

Ô Père Tout-Puissant, affermis ma mémoire

en Toi et remplis-la de saintes pensées !

Ô Fils très puissant, éclaire mon entendement

de la lumière de la souveraine vérité.

Ô Esprit-Saint, Amour du Père et du Fils,

par Ta Bonté, fais-moi connaître Tes Volontés

et enflamme mon coeur d'un si grand amour

que toutes les eaux ne puissent l'éteindre. Amen !

(prière de Saint-Pierre d'Alcantara)